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J-101 Jeux Paralympiques Sotchi

publié le 26/11/2013 par F@b dans la catégorie Handisports

Selon le handicap, le ski alpin peut se pratiquer debout, ou assis dans une coque fixée à 1 ou 2 skis. Debout, le skieur utilise un ski s'il est amputé au niveau d'un membre inférieur, et il s'aide alors de stabilisateurs longs (voir infra) en lieu et place des bâtons. S'il est amputé d'un membre supérieur, il utilise deux skis mais un seul bâton traditionnel. S'il est handicapé visuel, son équipement est classique mais il est précédé, dans la ligne de pente, d'un accompagnateur qui le guide à la voix.

Quant au ski alpin assis, on peut en résumer la pratique à deux éléments essentiels : le fauteuil de ski (appelé uniski, bobski, sitski ou dualski) et une paire de stabilisateurs courts (voir infra) pour déclencher les virages et assurer l'équilibre à basse vitesse. Les grandes catégories de matériel de ski assis sont :

 

  • l'uniski : il s'agit d'une coque d'assise moulée en composite (généralement un tissu de verre, ou carbone, ou carbone-aramide, lié par une résine époxy) et fixée sur un châssis muni d'un amortisseur. L'ensemble se termine par un sabot en aluminium reproduisant la semelle d'une chaussure de ski. L'ensemble est "chaussé" sur un seul ski, muni de fixations classiques. Engin simple à comprendre et plutôt facile à prendre en main, il demande quand même de 1 à 7 jours (selon le niveau sportif et de pratique antérieure de ski) d'apprentissage pour effectuer les premiers virages. Le monoski est maniable à faible vitesse, permet d'aborder facilement les murs de bosses, autorise les virages glissés et dérapés avec beaucoup d'aisance et jouit d'un bon équilibre latéral lors des sauts. Mais dès que la vitesse augmente et dès qu'on pratique le carving, il demande un engagement et une technique sûre de la part du skieur : n'utilisant qu'un seul ski, il n'offre pas les sensations de skiabilité du ski valide. C'est d'ailleurs le plus répandu en compétition, surtout en raison des cotes des skis utilisés (longueur, largeur en spatule, au patin et au talon sont réglementées par la Fédération Internationale de Ski - FIS), qui favorisent son utilisation dans les disciplines techniques (slalom spécial et géant).

 

  • le dualski : la coque d'assise est rigoureusement identique au monoski. Par contre le châssis, toujours amorti, se termine dans sa partie basse par 2 sabots en alu (au lieu d'un), distants d'environ 10 cm, articulés (et non plus fixe) via un parallélogramme permettant le recopiage cinématique entre les 2 skis. Les 2 skis sont donc toujours parallèles, mais peuvent se soulever en permanence l'un par rapport à l'autre (notamment lors d'évolution dans les devers). On s'approche ainsi de la configuration idéale d'un skieur valide avec son jeu de jambes : les 2 skis sont toujours en contact avec la neige, mais épousent la complexité du terrain. Lors des virages, on n'a plus seulement un passage de carre à carre (comme en uniski), mais aussi une répartition des charges entre ski intérieur et ski extérieur. Seul l'écartement des pieds n'est pas géré : il reste, par construction mécanique, constant en dualski (env. 10 cm). Les prochaines évolutions de ce matériel pourraient toutefois intégrer ce paramètre si le dualski continue de faire l'objet de recherche et de développement, malgré sa complexité supérieure, donc son coût plus élevé.
    Bien que reposant sur 2 skis, l'équilibre du dualski est plus difficile à maintenir, notamment à basse vitesse car les 2 skis sont librement articulés selon l'axe longitudinal : la coque bascule plus facilement sur le côté. L'ensemble tire son équilibre avec l'augmentation de la vitesse. Il est donc plus complexe à comprendre par un débutant, de par sa skiabilité très évoluée. Il est en revanche rapidement plus performant : il permet d'exploiter les skis de carving et autorise une grande stabilité à haute vitesse, tout en étant relativement maniable dans le pentu ou les bosses, pour peu qu'on prenne soin du choix de ses skis en fonction de son programme. En compétition, il n'est pour l'instant utilisé que dans les disciplines de vitesse (super G et descente, parfois géant pour les meilleurs). En effet, pour exploiter un dualski, il faut faire travailler les skis à la manière des skieurs valides en compétition : il faut déformer 2 skis et non plus 1 seul, avec des appuis forts pour obtenir le renvoi et l'accroche. Il faut aussi pouvoir charger l'avant pour faire travailler les spatules afin d'initier les virages, et ensuite assurer une mobilité extrêmement rapide du bassin pour replacer les skis vers la courbe suivante. Le bassin du skieur assis étant solidement tenu dans sa coque d'assise, l'angulation entre bassin et thorax/épaule exige un engagement physique important, et une technique parfaitement assimilée... mais on parle ici de ski de compétition, ou de ski de piste pratiqué à un haut niveau.

 

  • et le fauteuil-ski ou tandemski (siège baquet monté sur deux skis et dirigé par un moniteur/pilote fixé aux skis, derrière le siège baquet de la personne handicapée). Il s'adresse aux personnes handicapées non autonomes (tétraplégiques, myopathes, certains IMC, TC...), qui ne pourraient se maintenir seules en équilibre sur un monoski ou un dualski. S'inspirant de la conception du dualski, cet engin préserve une skiabilité très intéressante. De plus, le couple moniteur/passager partage les mêmes sensations de glisse en assumant les mêmes risques : bien qu'en situation de dysautonomie, le grand handicapé vit réellement le ski grâce au tandemski.

 

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